Les personnes handicapées peuvent rencontrer des difficultés sociales, financières et professionnelles. Pour les soutenir, une prestation sociale est disponible : l’Allocation aux adultes handicapés (AAH). Mais comment fonctionne-t-elle ? Et comment en bénéficier ? Zoom sur cette aide sociale majeure.
L’allocation aux adultes handicapés (AAH) consiste en une aide financière accordée à certaines personnes souffrant d’un handicap. Afin d’en bénéficier, les personnes handicapées doivent répondre à plusieurs critères, notamment en termes d’incapacité et de revenus.
Pour information, le montant maximal de l’AAH est de 956,65. Ce montant est octroyé aux personnes handicapées vivant seules et sans ressources. Cette légère augmentation de l’aide (+0,3%) est un petit pas envers les personnes qui ne sont pas accompagnées.
L’AAH se base sur plusieurs critères dont l’âge, les revenus, la résidence et l’incapacité. Une étude de ces différents points permet de savoir si, oui ou non, un adulte en situation de handicap peut bénéficier de cette prestation sociale.
Actuellement, les critères pour l’AAH sont les suivants :
Afin de trancher sur l’éligibilité du bénéficiaire, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) évalue les éléments présentés. Leur référentiel ? Le barème qui reprend « l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées ». Grâce à ce document, ils peuvent estimer l’éligibilité ou non de la personne ayant remis son dossier.
Le montant de l’allocation aux adultes handicapés n’est pas fixe. En effet, si un plafond maximal est estimé, l’allocation varie selon la situation et les revenus de la personne handicapée.
Plusieurs montants sont accordés selon la situation du bénéficiaire :
Bon à savoir : Le montant de l’AAH est recalculé selon vos changements de situation maritale ou professionnelle. Il est nécessaire d’en faire part aux institutions concernées.
Pour faire une demande d’allocation aux adultes handicapés, il suffit d’obtenir et de remplir le formulaire Cerfa n°15692*01, disponible auprès de votre maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
Cette dernière s’occupe ensuite de transmettre la demande à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
Concernant les délais de réponse, ils sont estimés à environ 4 mois. Passé 4 mois, votre dossier est considéré comme rejeté.
Dans l’hypothèse où le dossier est accepté, l’AAH est versée par la suite via la Caisse d’allocations familiales ou la Mutualité sociale agricole (MSA).
Lors de la constitution du dossier, vous aurez besoin d’envoyer :
Dans le cadre de l’allocation aux adultes handicapées (AAH), le bénéficiaire peut, s’il répond aux critères d’attribution, contacter l’ADIAM qui montera un dossier d’aide sociale à domicile ; ce qui lui permettra de financer l’intervention d’une aide-ménagère.
L’aide à domicile pour les personnes en situation de handicap est la meilleure façon de garantir leur bien-être et leur autonomie au quotidien. Les auxiliaires de vie mettent leurs compétences au service des personnes handicapées afin de faciliter leur vie de tous les jours en fonction de leurs besoins.
Selon votre situation, la durée de versement de l’allocation aux adultes handicapés varie.
Pour les travailleurs qui bénéficient de l’AAH, il est impératif de réaliser une déclaration de revenus auprès de la CAF. Cette déclaration trimestrielle est nécessaire pour ajuster et recalculer le montant de la prestation sociale, en fonction de votre situation.
Pour réaliser cette déclaration auprès de la Caisse des allocations familiales, deux solutions s’offrent aux bénéficiaires :
Plusieurs questions reviennent fréquemment au sujet de l’Allocation aux adultes handicapés. Petit tour d’horizon des interrogations courantes.
Oui, bien que retraité, vous pouvez continuer à percevoir cette allocation. Toutefois, les conditions de versement changent !
Par exemple, si vous présentez un taux d’incapacité d’au moins 80%, le montant de l’AAH sera calculé en fonction de votre retraite. Il s’agira simplement d’un complément de retraite. Dans le cas où votre taux d’incapacité est compris entre 50 et 79% au moment de votre départ à la retraite, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) remplace l’AAH.
Il est possible de percevoir l’AAH tout en travaillant. Combiner revenus professionnels et allocation aux adultes handicapés fait toutefois l’objet d’un certain règlement. Par exemple, les conditions de versement sont différentes en fonction de si vous travaillez dans un milieu ordinaire ou au sein d’un Établissement et service d’aide par le travail (ÉSAT).
Vous reprenez une activité après un arrêt de travail durant lequel vous perceviez l’AAH ? L’allocation aux adultes handicapés continue de vous être versée pendant six mois après la reprise d’activité, avec un montant inchangé. Une fois ce délai passé, les revenus professionnels sont pris en compte dans le calcul de l’AAH.
C’est une mesure récente, mais oui : il est possible de percevoir l’AAH à vie depuis janvier 2019. Qui est concerné ? Les personnes handicapées qui n’ont malheureusement aucune chance de voir leur situation évoluer favorablement.
Absolument, bien que, là encore, certaines conditions soient à remplir. Le revenu de solidarité active (RSA) est considéré comme une allocation subsidiaire aux autres prestations. Autrement dit, le montant du RSA est réduit du montant de l’allocation aux adultes handicapés.
Besoin de plus d’informations sur l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ? Contactez-nous dès aujourd’hui.
Les phases de la maladie d'Alzheimer et l'aide à domicile avec l'Adiam à Paris L’évolution…