Une enquête de la Drees (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) portant sur des milliers de personnes âgées de plus de 75 ans et initiée par le ministère de la santé nous révèle que les seniors placés en institution développent plus de pathologies psychologiques et d’anxiété que nos aînés qui vivent à leur domicile. Les résultats de cette étude publiée le 31 janvier 2020 sont sans appel sur l’état psychologique des personnes âgées placées en institution. L’adiam a fait le point pour vous. Décryptage.
Avant de vous présenter les résultats de l’enquête de la Drees, voyons quelles sont les différentes solutions pour les personnes âgées en perte d’autonomie. Avec le vieillissement de la population, de nombreuses structures d’hébergement se sont mises en place pour répondre à un besoin en constante augmentation. Il est vrai que nous vivons plus vieux et que notre qualité de vie et de soins nous aide à repousser l’âge d’une perte d’autonomie. Lorsque cela arrive, les personnes âgées, et parfois leur entourage, doivent faire un choix entre continuer à vivre à domicile, ou décider d’un placement en maison de retraite (médicalisée dans le cas d’une perte d’autonomie).
L’enquête de la Drees visait à comparer les personnes âgées vivant en EHPAD et celles vivant à leur domicile.
Les chiffres de l’enquête de la Drees sont très significatifs sur l’état de santé psychologique de nos aînés placés en institution. Le questionnaire qui portait sur le quotidien, la qualité de vie et le ressenti de chacun nous montre qu’un tiers des personnes placés en institution se disent anxieux voire en détresse psychologique. Les chiffres les plus édifiants, au-delà de cette anxiété, nous montre que 33% se sentent malheureux au quotidien, plus de la moitié d’entre eux (56%) se sentent épuisés physiquement et 47% prennent quotidiennement des antidépresseurs (contre 14% pour les seniors qui vivent à leur domicile).
Parce qu’un tableau clair peut remplacer de longs discours, l’adiam a préparé pour vous ce récapitulatif qui compare les réponses des personnes placés en EHPAD et de celles qui vivent chez eux.
Le manque d’intérêt et de motivation de 37% dans les institutions contre 5% à la maison en dit beaucoup sur une forme de renoncement que le corps médical rencontre souvent en milieu hospitalier et dans les maisons médicalisées.
Si les chiffres ne vous parlent pas, le graphique ci-dessous devrait vous aider à mieux comprendre les résultats de cette étude.
Un placement en institution est lourd de conséquences et sonne souvent à l’oreille de nos aînés comme la solution du dernier recours. Une fois placés, tous ne trouvent pas leur place dans cette nouvelle vie communautaire où ils doivent interagir au quotidien avec le personnel soignant et les autres résidents. Comme nous le montre l’étude, ils perdent l’envie d’avoir envie, ce qui accélère leur perte d’autonomie. Cependant, à travers les SSIAD, des solutions existent pour le maintien à domicile. Ces services de soins infirmiers à domicile, permettent à nos aînés de vivre mieux et les aident au quotidien à repousser leur perte d’autonomie dans un cadre familier et réconfortant.
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