À partir de 60 ans, la vision évolue et peut être affectée par plusieurs troubles oculaires. Ce vieillissement naturel de l’œil s’accompagne parfois de maladies spécifiques qui, sans dépistage ni prise en charge adaptés, peuvent altérer la qualité de vie et l’autonomie des seniors. Les problèmes de vue à cet âge augmentent également le risque de chute, de perte d’autonomie et peuvent favoriser l’isolement social et la depression de la personne âgée.
En France, près d’une personne sur trois de plus de 65 ans présente une pathologie oculaire nécessitant un suivi régulier. Certaines affections comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), le glaucome, la cataracte ou la presbytie sont particulièrement fréquentes et représentent des enjeux majeurs de santé publique. Cet article fait le point sur ces maladies, leurs symptômes et les moyens de prévention et de traitement existants.
Dans ce contexte, des structures spécialisées comme l’ADIAM, association d’aide à domicile à Paris jouent un rôle important en proposant à la fois un service de soins infirmiers à domicile et un accompagnement dans les gestes de la vie quotidienne.
La DMLA est la première cause de malvoyance après 50 ans. Cette maladie touche la macula, une petite zone de la rétine qui transmet la majorité des informations visuelles au cerveau et permet de percevoir les détails et les couleurs. Lorsque la macula se détériore, la vision centrale devient floue et les activités quotidiennes comme la lecture ou la reconnaissance des visages deviennent difficiles.
En France, plus d’un million de personnes sont concernées et la fréquence de la DMLA augmente fortement avec l’âge : elle touche environ 12 % des personnes entre 65 et 75 ans et jusqu’à 30 % au-delà de 75 ans.
Les deux facteurs de risque les plus établis sont l’âge et le tabagisme. Le risque est multiplié par 2,5 chez les fumeurs réguliers. D’autres éléments peuvent être impliqués : prédisposition génétique, exposition prolongée à la lumière solaire, hypertension artérielle ou obésité. Même si leur rôle exact n’est pas toujours prouvé, ils sont surveillés lors du dépistage.
Les premiers signes peuvent passer inaperçus car la perte visuelle est progressive. Les symptômes évocateurs sont :
Un examen annuel du fond d’œil est recommandé à partir de 60 ans, même en l’absence de symptômes. L’OCT (tomographie en cohérence optique) permet également de détecter les atteintes précoces. Arrêter le tabac, protéger ses yeux du soleil et adopter une alimentation riche en antioxydants (vitamines C et E, lutéine, oméga-3) font partie des mesures préventives reconnues.
Il n’existe pas de traitement permettant de guérir la DMLA, mais certaines formes peuvent être ralenties grâce à des injections intra-vitréennes d’anti-VEGF, qui limitent la progression des néo-vaisseaux responsables de la forme humide. Une rééducation basse vision et des aides optiques (loupes, filtres) améliorent la qualité de vie des patients atteints de forme avancée.
En France, environ 1,3 million de personnes sont concernées par cette pathologie, mais près de la moitié ignore en être atteinte, car elle évolue longtemps sans symptômes perceptibles. L’absence de douleur dans les formes chroniques explique souvent ce retard de diagnostic.
Il existe deux principales formes de glaucome :
Les principaux facteurs de risque sont :
Dans la majorité des cas, le glaucome chronique ne donne pas de symptômes au début. Les premiers signes apparaissent souvent lorsque la maladie est déjà avancée :
En cas de glaucome aigu à angle fermé, les symptômes sont brutaux : douleurs oculaires intenses, baisse rapide de la vision, yeux rouges, nausées. C’est une urgence absolue nécessitant une prise en charge hospitalière immédiate.
Un dépistage régulier est essentiel après 40 ans, et encore plus à partir de 60 ans. Il repose sur :
Un dépistage précoce permet de ralentir ou d’arrêter l’évolution dans la majorité des cas.
Le traitement vise à abaisser la pression intraoculaire pour protéger le nerf optique :
Une surveillance régulière (tension oculaire, champ visuel, OCT) est indispensable pour adapter la prise en charge.
Même bien traité, le glaucome nécessite une vigilance quotidienne. L’adhésion au traitement par collyres et la régularité des contrôles conditionnent la préservation de la vision.
La prévention repose sur :
Ce trouble se corrige parfaitement grâce à des verres correcteurs le plus souvent ce seront des verres progressifs permettant une vision nette de près comme de loin. Dans la majorité des cas, c’est l’option choisie, mais la correction doit être revue tous les 2 à 3 ans et de nombreuses personnes ne s’accommodent pas de ce double foyer. Jusqu’à 60 ans la presbytie continue de progresser puis se stabilise. Comme nous l’avons vu plus haut, lors de l’opération de la cataracte, la pose d’un implant intraoculaire correcteur, permet de corriger la presbytie. Une dernière option est la chirurgie laser qui modifie la courbure de la cornée lui permettant ainsi d’augmenter sa profondeur de champ afin de pouvoir une vision nette de près.
Pour nos seniors aussi la vision de près est indispensable, elle leur permet de vivre en autonomie au quotidien. Pour pouvoir se faire à manger et pouvoir lire une date de péremption par exemple. Pour pouvoir lire le journal ou encore faire un sudoku, et également pour pouvoir se déplacer en toute sécurité.
Bien que la presbytie soit considérée comme une cause de vieillissement naturelle de l’œil, il ne reste pas moins handicapant, et sans correction, le quotidien peut devenir très compliqué.
Vous l’aurez compris, à partir de 60 ans, il est indispensable de consulter une fois par an un ophtalmologiste afin de prévenir les maladies et troubles de la vision. Les aidants proches ne doivent jamais estimer qu’un problème de vue, quel qu’il soit, puisse être quelque chose de normal ou de secondaire lorsque l’on atteint un certain âge. Il faut toujours chercher à corriger les troubles visuels d’une personne âgée pour lui permettre de rester ouverte au monde qui l’entoure et éviter ainsi leur isolement.
La correction repose sur :
Un contrôle tous les deux à trois ans est recommandé pour adapter la correction.
Les signes caractéristiques sont :
Les principaux facteurs de risque sont le vieillissement, mais aussi le diabète, la myopie forte, l’exposition prolongée aux UV et certains traitements (corticoïdes). L’alimentation déséquilibrée et le tabagisme augmentent également le risque.
Le traitement de la cataracte repose sur une intervention chirurgicale rapide et sûre. L’opération consiste à retirer le cristallin opacifié et à le remplacer par un implant intraoculaire transparent. Cette chirurgie ambulatoire dure une quinzaine de minutes et se réalise sous anesthésie locale.
Aujourd’hui, les implants utilisés peuvent également corriger d’autres troubles visuels associés (myopie, hypermétropie, astigmatisme ou presbytie), offrant une amélioration globale de la vision et de la qualité de vie.
Avec l’âge, certaines maladies oculaires évoluent de manière silencieuse et ne provoquent pas de symptômes avant d’être déjà avancées. C’est notamment le cas du glaucome ou de certaines formes de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Une surveillance régulière permet non seulement de dépister ces affections plus tôt, mais aussi de ralentir leur progression grâce à une prise en charge précoce. Le dépistage est donc essentiel pour préserver la vision, prévenir les risques de chute et maintenir l’autonomie des seniors dans leurs activités quotidiennes.
Les spécialistes recommandent ainsi de planifier des bilans ophtalmologiques réguliers dès 60 ans, même en l’absence de gêne visuelle. Ces bilans permettent d’évaluer l’état du cristallin, de la rétine et du nerf optique, et d’adapter les corrections visuelles si nécessaire.
Examens et fréquence conseillés :
Au-delà du vieillissement naturel de l’œil, plusieurs facteurs externes ou liés à l’état de santé général peuvent accélérer la survenue de troubles visuels après 60 ans. Comprendre ces facteurs de risque permet d’adopter des habitudes préventives et de réduire l’impact des maladies oculaires. Les choix de mode de vie — tabac, alimentation, exposition solaire — jouent un rôle déterminant dans l’évolution des principales pathologies comme la DMLA ou la cataracte.
L’adoption d’une hygiène de vie adaptée, associée à un suivi médical régulier, constitue aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces pour préserver la vision des seniors et éviter une perte d’autonomie prématurée.
Facteurs et habitudes à surveiller :
Une hygiène de vie saine (arrêt du tabac, alimentation équilibrée, activité physique régulière) contribue à ralentir l’évolution des troubles visuels liés à l’âge.
La perte de vision liée à l’âge ne signifie pas nécessairement une perte d’autonomie totale. De nombreuses aides optiques et techniques permettent d’améliorer la qualité de vie des personnes malvoyantes. Ces dispositifs compensent la baisse d’acuité visuelle et facilitent les gestes du quotidien, qu’il s’agisse de lecture, de repérage dans l’espace ou de gestion des activités domestiques. Parmi ces solutions, les loupes électroniques et les téléagrandisseurs occupent une place importante : ils permettent d’agrandir les textes ou les images et d’améliorer leur contraste, rendant la lecture d’un journal ou d’un courrier plus accessible. Les filtres et verres teintés, quant à eux, limitent l’éblouissement et renforcent les contrastes, particulièrement utiles pour les personnes sensibles à la lumière après une chirurgie de la cataracte ou en cas de dégénérescence maculaire.
Les avancées technologiques récentes ont également permis l’émergence d’applications mobiles et d’outils connectés adaptés aux malvoyants. Des smartphones équipés de synthèse vocale ou des montres vibrantes facilitent l’orientation et la communication. De simples aménagements domestiques – éclairage renforcé, marquage tactile des interrupteurs, contraste des marches d’escalier – complètent ces aides et réduisent considérablement le risque de chute. L’objectif est de créer un environnement sécurisé, tout en préservant la capacité de la personne à rester active et impliquée dans son quotidien.
L’accompagnement des seniors malvoyants nécessite souvent une approche globale qui combine aide dans les gestes de la vie quotidienne et, lorsque c’est nécessaire, prise en charge médicale à domicile. L’ADIAM se distingue en proposant ces deux dimensions grâce à son organisation : un service d’aide à domicile et un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), pouvant intervenir séparément ou de façon complémentaire selon les besoins de la personne âgée.
L’aide à domicile, assurée par une auxiliaires de vie à domicile formée, se concentre sur l’accompagnement pratique et humain : aide au lever et au coucher, préparation des repas, accompagnement pour les courses, soutien lors des déplacements à l’intérieur ou à l’extérieur du domicile, et entretien de l’espace de vie. Ces interventions, bien que non médicales, sont essentielles pour maintenir la sécurité et l’autonomie des personnes malvoyantes. Les auxiliaires de vie à domicile de vie jouent également un rôle social majeur, en brisant l’isolement et en aidant la personne à conserver des repères dans son environnement quotidien, notamment par des aménagements simples (éclairage adapté, repérage tactile, organisation des espaces).
En parallèle, le service de soins infirmiers à domicile de l’ADIAM (SSIAD) intervient pour assurer les besoins médicaux des personnes âgées. Ce service prend en charge les actes infirmiers prescrits par un médecin, par exemple après une chirurgie des yeux comme une opération de la cataracte. L’aide soignante à domicile s’occupe de la surveillance post-opératoire, de l’instillation des collyres, du contrôle des paramètres visuels et de la coordination avec l’ophtalmologiste ou le médecin traitant. Ils travaillent en lien étroit avec les auxiliaires de vie, ce qui permet d’assurer une continuité entre le soin médical et l’accompagnement quotidien.
Cette complémentarité est particulièrement précieuse lors des périodes de convalescence. Après une hospitalisation, la personne âgée bénéficie à la fois du suivi médical nécessaire pour sécuriser la récupération visuelle et du soutien pratique pour gérer la vie de tous les jours. L’ADIAM offre ainsi une prise en charge personnalisée et évolutive, adaptée à l’évolution de l’état de santé et aux capacités de la personne. Cette organisation permet de maintenir le senior dans son cadre de vie habituel tout en garantissant sécurité, confort et lien social, ce qui contribue directement à préserver sa qualité de vie et son autonomie sur le long terme.
Avec l’allongement de l’espérance de vie, les troubles visuels liés à l’âge — tels que la DMLA, le glaucome, la presbytie ou la cataracte — deviennent un enjeu majeur pour la santé et l’autonomie des personnes âgées. Ces affections peuvent être dépistées et prises en charge efficacement grâce à des consultations régulières et à une prévention adaptée, permettant ainsi de limiter leur impact sur la qualité de vie.
Cependant, préserver la vision ne se limite pas à l’aspect médical. Les aides optiques et les adaptations du cadre de vie jouent un rôle clé pour compenser la perte visuelle, mais un accompagnement humain demeure indispensable. C’est là que l’ADIAM se distingue : en proposant à la fois un service d’aide à domicile et un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), l’ADIAM répond aux différents besoins des personnes âgées malvoyantes. Selon la situation, l’intervention peut porter sur l’assistance quotidienne (aide aux repas, déplacements, maintien du lien social) ou sur des soins médicaux coordonnés avec l’ophtalmologiste et le médecin traitant, par exemple après une chirurgie de la cataracte.
Cette complémentarité permet d’offrir une prise en charge globale, sécurisée et évolutive, favorisant le maintien à domicile dans de bonnes conditions et la prévention de la perte d’autonomie. Prendre soin de sa vue après 60 ans, c’est donc non seulement se faire dépister régulièrement, mais aussi bénéficier des solutions et accompagnements adaptés pour continuer à vivre pleinement chaque étape du vieillissement
De nombreuses solutions existent face à ces maladies et ces troubles. Alors pour éviter de leur gâcher la vue, consultez !
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