La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide créée pour les personnes handicapées afin de les soutenir au quotidien. Cette aide prend notamment en charge les dépenses liées au handicap, qu’elles soient fréquentes ou exceptionnelles.
Les conditions d’attribution de la prestation de compensation du handicap prennent quatre formes :
La PCH est versée par le département.
Le bénéfice de la PCH est accordé en fonction de la perte d’autonomie, le demandeur doit rencontrer :
Une difficulté absolue pour la réalisation d’une activité, sur le plan de la mobilité, de l’entretien personnel, de la communication, des tâches et exigences générales et des relations avec autrui. La difficulté d’accomplir ces activités est qualifiée d’absolue lorsqu’elles ne peuvent pas du tout être réalisée par la personne handicapée
Ou
Une difficulté grave pour la réalisation d’au moins 2 activités, sur le plan de la mobilité, de l’entretien personnel, de la communication, des tâches et exigences générales et des relations avec autrui. La difficulté à accomplir ces activités est qualifiée de grave lorsqu’elles sont réalisées difficilement et de façon altérée par la personne handicapée
Tout d’abord, les limitations de la personne vont être étudiées par une équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Elle s’attarde alors sur plusieurs points et détermine parmi une liste de 19 activités, celles que la personne peut encore (ou non) réaliser. Parmi elles, on retrouve le fait de pouvoir se mettre debout, marcher, utiliser les toilettes ou encore parler.
À noter que la prestation de compensation du handicap est aussi cumulable avec un plan de compensation conçu par la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées). Quant aux personnes qui bénéficient de l’Allocation Compensatrice pour Tierce Personne (ACTP), elles peuvent également opter pour la prestation de compensation du handicap.
La prestation de compensation du handicap n’est pas soumise à une condition de ressources. Cependant, une participation est laissée à la charge du bénéficiaire, elle est fonction de son niveau de ressources.
Les ressources prises en compte pour déterminer le taux de prise en charge sont fixés à :
Afin d’aider le plus de personnes possible, la PCH est une prestation universelle. Ainsi, toutes les personnes en situation de handicap qui y sont éligibles peuvent en bénéficier, qu’importent leurs revenus. Les bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap n’ont donc pas de participation financière à apporter.
Afin d’être éligible à la prestation de compensation du handicap, il est nécessaire :
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’une fois la PCH accordée, le bénéficiaire est éligible à vie, en fonction bien évidemment de ses besoins.
En règle générale, après 60 ans, les personnes âgées handicapées ou en perte d’autonomie bénéficient de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Pour rappel, l’APA et la PCH ne sont pas cumulables et ce même si la personne est éligible aux deux aides. Le tout est de choisir l’aide la plus avantageuse. À ce sujet, vous pouvez vous renseigner auprès des services de l’adiam qui sauront vous guider vers l’aide la mieux adaptée à vos besoins.
Enfin, il est possible de cumuler l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et la prestation de compensation du handicap (PCH). L’AAH est un revenu minimum mensuel octroyé aux personnes à faibles ressources. Le montant est évalué en fonction du taux d’incapacité de la personne concernée.
Comme mentionné plus en amont, tous les résidents français peuvent bénéficier de la prestation de compensation du handicap. La seule condition ? Résider en France de façon stable et régulière.
La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) aide humaine constitue un dispositif central pour permettre aux personnes en situation de handicap de bénéficier d’un soutien personnalisé dans les actes essentiels du quotidien. Cet accompagnement peut être assuré par un aidant familial, un salarié ou encore un prestataire de services spécialisés. Mais qu’englobe réellement cette aide ? Voici un tour d’horizon détaillé.
Le financement de l’aide humaine est encadré par des plafonds horaires définis. En règle générale, l’intervention peut aller jusqu’à 9 heures par jour, réparties en 6 heures pour les actes essentiels et 3 heures pour le soutien à l’autonomie. Pour les personnes nécessitant une assistance continue en raison d’un handicap lourd, ce plafond peut être étendu jusqu’à 24 heures par jour, garantissant ainsi une prise en charge adaptée.
Les montants de dédommagement pour les aidants familiaux varient selon leur situation. Ainsi, un aidant ayant interrompu son activité professionnelle perçoit 7,04 € par heure, tandis qu’un aidant n’ayant pas arrêté son emploi perçoit 4,69 € par heure.
L’implication des aidants familiaux est essentielle dans le cadre de la PCH aide humaine. Ils peuvent être dédommagés pour l’aide apportée à leur proche, à condition de répondre à certains critères, comme l’arrêt ou la réduction de leur activité professionnelle. Toutefois, il est également possible de salarier certains membres de la famille, sauf exceptions (conjoints, parents, enfants) à moins que le handicap ne soit particulièrement lourd.
Depuis le 1er janvier 2023, plusieurs évolutions ont élargi le champ d’intervention de la PCH aide humaine :
La PCH aide humaine ne se limite pas aux actes physiques. Elle prend également en compte les besoins d’accompagnement pour gérer des situations d’imprévu, planifier des activités ou maintenir une certaine autonomie dans des tâches multiples. Pour les personnes souffrant de troubles sensoriels ou cognitifs, ce soutien s’avère indispensable pour améliorer leur qualité de vie.
La PCH aide technique représente une prestation essentielle permettant d’acquérir ou de louer des équipements spécialement conçus pour pallier les limitations fonctionnelles liées au handicap. Elle couvre une large gamme de matériels, allant des dispositifs médicaux aux équipements de puériculture pour les parents en situation de handicap.
Les aides techniques englobent divers équipements adaptés, parmi lesquels :
Ces équipements visent à favoriser l’autonomie et à améliorer la qualité de vie des bénéficiaires.
Le montant maximal attribuable pour les aides techniques est fixé à 13 200 € sur une période de 10 ans. Ce plafond s’applique aussi bien pour l’achat que pour la location des équipements nécessaires.
La prise en charge dépend toutefois du statut de l’équipement sur la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR) :
Un volet spécifique de la PCH aide technique est consacré à la parentalité. À des étapes clés de la vie de l’enfant (naissance, 3 ans, 6 ans), des versements ponctuels permettent de financer du matériel de puériculture adapté, comme des poussettes ou tables à langer ergonomiques.
Attention : si la PCH est destinée à beaucoup d’usages, elle ne peut servir à financer le coût de l’accueil dans un établissement médico-social ou un établissement de santé. De la même façon, l’aide à la vie domestique n’est pas prise en compte par la prestation de compensation du handicap. Ainsi, tout ce qui a rapport à l’élaboration des repas ou à l’entretien du linge ne peut pas être couvert par la PCH.
Si vous ou votre proche avez besoin d’aide pour les tâches ménagères, n’hésitez pas à faire une demande de prise en charge gratuite auprès de l’adiam, qui saura vous proposer le meilleur service d’aide-ménagère à Paris et la région parisienne. Elles peuvent bénéficier d’une aide pour les tâches ménagères, aide qui se cumule avec la PCH. Bien entendu, cette aide est attribuée en fonction des ressources financières de la personne.
Les montants de la PCH pour 2025 varient selon le type d’aide, avec des revalorisations au 1er avril 2025. Le montant mensuel maximal pour le dédommagement d’un aidant familial est de 1 231,15 €, et peut être majoré à 1 477,38 €. Le tarif horaire pour l’emploi direct est de 19,34 € (ou 20,10 € pour les soins), tandis que pour un service prestataire, il monte à 24,58 €. Des montants spécifiques existent pour les forfaits surdité (487,89 €) et cécité (813,15 €).
Lorsque l’on fait une demande de prestation de compensation du handicap (PCH), il est important de bien mentionner le projet de vie. Mais qu’est-ce, exactement, que ce projet de vie ? Selon la loi, le projet de vie concerne « les besoins et aspirations de la personne handicapée ». Avant que la PCH lui soit attribuée, la personne concernée rencontre les équipes de la MDPH. Lors de cet entretien, il est important d’évoquer sa situation mais aussi ses projets en détails.
N’oublions pas que si l’on concède cette prestation de compensation du handicap en vertu de critères objectifs, le profil et la personnalité du demandeur sont également examinés. Il est nécessaire de faire part de ses envies, ses ambitions, ses aspirations pour le futur. De cette manière, les équipes de la MDPH peuvent mieux comprendre les besoins de la personne handicapée. Lorsque le projet de vie n’est pas bien énoncé, cela peut mener à une réduction du droit à la compensation.
Oui, l’aidant familial peut être indemnisé de :
Il ne faut pas oublier que les aidants familiaux sont le conjoint, le concubin, ou la personne avec laquelle la personne aidée est pacsée. Il est également possible de faire appel à un aidant jusqu’au 4ème degré de la personne handicapée ou de son conjoint : ascendants (parents, grands-parents…), descendants (enfants, petits-enfants…), collatéraux (frères et sœurs…).
Pour ceux qui en doutaient, il est tout à fait possible de salarier un membre de sa famille, à l’exception du conjoint, du concubin ou encore de la personne avec qui la personne handicapée est pacsée. De la même façon, les parents et les enfants de la personne handicapée ne peuvent pas être salariés. Toutefois, dans le cas où la personne est lourdement handicapée, il est possible de salarier tous les membres de sa famille, proches ou lointains.
Quelques conditions sont à respecter pour pouvoir être salarié :
Depuis le 1er janvier 2020, l’aidant familial n’est plus tenu de déclarer l’aide humaine. Ainsi, les dédommagements perçus par les aidants sont exonérés des impôts. Ils sont également exonérés des autres prélèvements obligatoires tels que la CSG, la CRDS ou encore l’impôt sur le revenu.
Un changement important puisque, auparavant, l’aidant devait déclarer ces dédommagements. Ces derniers étaient assujettis à la CSG, la CRDS ainsi qu’à l’impôt sur le revenu.
Si vous souhaitez faire une demande de prestation de compensation du handicap, il vous suffit de télécharger le formulaire Cerfa n°13788*01 directement sur le site de la MDPH. Une démarche considérablement simplifiée, afin que toutes les personnes concernées par la PCH puissent en bénéficier !
Des l’accord obtenu, vous pouvez contacter les équipes de l’ADIAM pour l’évaluation des besoins au domicile et la mise en place des aides.
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